De nouveaux lieux pour le salon Page(s)

Association PAGES

Siège : 51A, rue du Volga, 75020 – PARIS . Secrétariat : 13, rue de l’école Polytechnique, 75005 Paris – Contact: Téléphone : 09 54 38 21 65 – E mail : contact.pages@free.fr Représentants légaux : Catherine Okuyama,  Alain Gorius

Les Salons :

Pages en Novembre

24 – 25 – 26 novembre 2017

Palais de la femme
94, rue de Charonne
75011 Paris

Invité d’honneur : Rachid Koraïchi

Le Centre d’Art de la Métairie Bruyère

Une adresse merveilleuse : Le Centre d’Art de la Métairie Bruyère, 89240 Parly

Corinne Dutrou vous accueille avec une généreuse disponibilité ainsi que Christian Mammeron, typographe.

Des imprimeurs, des artistes, des encadreurs, des graveurs, des lithographes, une association « Aux quatre vents de l’art » (03 86 74 30 72) qui réalise des expositions, des stages, manifestations culturelles et soutient le handicap, et les éditions R.L.D, qui ont également un atelier : 18 avenue Léon Bollée, 75013 Paris (01 45 85 72 37) .

Une visite s’imposait. En voici quelques images ! 

  

Et le plus beau :    

 

     

       La galerie

    et voilà le travail !

Merci encore pour la typographie du livre « La main et la feuille » , prose poétique de Luc Dietrich. (cliquer sur le lien pour plus de détails)

 

Morina MONGIN, La Reliure Contemporaine

    Reliure créée pour Noués Dénoués  

Morina Mongin

Morina Mongin est née à Savannakhet au Laos et découvre la reliure après des études de lettres et de philosophie en Sorbonne (Master 2), où elle approfondit le surréalisme, l’esthétique de l’image, et la naissance de l’abstraction en peinture. Elle a consacré un essai à la poésie et à la sculpture de Jean-Pierre Duprey.

Diplômée de l’École Supérieure Estienne des Arts et Industries Graphiques en 2005, elle a travaillé chez Gertrude Delacour (atelier-galerie In Quarto, Paris XIVème), co-fondé les éditions Les petits Platons en 2008 et relié à son rythme, au fil des naissances de ses quatre enfants. Encouragée par la fidélité de ses clients et les excellentes relations qu’elle tisse avec ses confrères, elle crée au printemps 2016 La Reliure Contemporaine se mettant au service des collections et des marques.

Poète, Morina Mongin accorde une grande place à la transmission des savoir-faire et à leur mise en forme littéraire. Elle est l’auteur de textes esthétiques présentant la démarche des artistes du livre qu’elle défend (notamment Anne-Lise Courchay et Luigi Castiglioni) et prépare une série d’articles sur la reliure de création pour l’Honoré magazine.

Morina Mongin – La Reliure ContemporaineReliure de création | Livre d’artiste

4 rue de Navarre  75005 Paris    +33 6 13 60 11 23   lareliurecontemporaine.fr

 

Entretien avec Thierry Chauveau, éditeur de L’Herbe qui tremble, par Isabelle Lévesque.

http://www.terreaciel.net

Entretien avec Thierry Chauveau qui dirige les éditions L’herbe qui tremble avec Lydie Prioul, par Isabelle Lévesque, pour le site Terre à Ciel.

Victor Hugo, Bièvre , 1831 :
« […]Et dans ce charmant paysage
Où l’esprit flotte, où l’œil s’enfuit,
Le buisson, l’oiseau de passage,
L’herbe qui tremble et qui reluit […] »

L’herbe qui tremble est le titre d’un roman de l’auteur belge Paul Willems. Le choix du titre de ce livre comme nom pour la maison d’édition révèle son ancrage premier du côté de la poésie belge.

« C’est aussi une graminée qui prend la forme d’une longue tige au bout de laquelle tremble un cœur végétal. Elle apparaît chez les poètes, pas dans les ouvrages de botanique : l’herbe qui tremble chez Hugo, Katherine Mansfield, Emily Dickinson et plus récemment chez Pascal Commère… Paul Willems, il nous a été cher au moment de la création de la maison d’édition, et dit notre premier ancrage du côté de la poésie belge. »

Isabelle Lévesque : Peux-tu me dire comment et pourquoi tu as décidé de créer une maison d’édition ?

Thierry Chauveau : J’avais 6 ans : j’allais à l’école, une école de type Freinet et il y avait un rituel. Chaque matin, il fallait écrire un poème. On fabriquait aussi un journal. Alors tout cela m’est resté et a fait son chemin. J’ai mis quarante ans à me rendre compte que je voulais le faire, pourtant c’était une évidence. En lisant de la poésie, je me sens chez moi. Alors j’ai fondé L’herbe qui tremble avec Lydie Prioul qui continue à s’occuper de la maison avec moi.

I.L. : Pourtant tu n’écris pas (ou plus). Écrire ou ne pas écrire change-t-il quelque chose à l’activité de l’éditeur ?

T.C : Peut-être cela change-t-il l’approche des manuscrits. Je ne me fie qu’à mon intuition et à l’émotion que les poèmes suscitent ou ne suscitent pas. Je ne me place jamais en juge, juste en lecteur qui aime ou n’aime pas. J’ai souvent du mal à justifier et expliquer longuement pourquoi je choisis ou j’écarte. Il m’arrive parfois de ne pas vivre une adhésion immédiate au texte, d’avoir du mal à y entrer parce que la voix est tellement particulière qu’elle me déstabilise. Pour Gérard Bayo, par exemple, il m’a fallu revenir plusieurs fois vers les poèmes, l’entrée dans sa langue faite de ruptures ne s’est pas faite d’emblée. Gérard Bayo est aussi un poète qui m’a ouvert à d’autres voix dissonantes vers lesquelles je ne serais pas forcément allé sans lui.

I.L. : Souhaitez-vous publier et défendre une poésie appartenant à un ou des courants précis ou bien restez-vous ouverts à des formes diverses ?

T.C : Qu’une poésie appartienne à un courant ou non ne m’intéresse absolument pas, je reste ouvert à des formes différentes de poésie et me fie à mon instinct de lecteur. Les querelles de clans me sont étrangères.

  1. : Tu viens d’éditer deux volumes importants de Pierre et Ilse Garnier, poètes déjà bien présents à L’herbe qui tremble. Peux-tu nous expliquer ce choix ? Peux-tu présenter ces deux volumes ? Projettes-tu d’éditer d’autres inédits de Pierre Garnier ou de rééditer des textes devenus introuvables ?

T.C. : J’ai rencontré Ilse et Pierre Garnier en 2006 alors que je travaillais pour une autre maison d’édition, je devais alors publier des poèmes linéaires. Le contact a été immédiatement chaleureux, Pierre s’est montré accueillant, enjoué. La place qu’il accorde à l’enfance qui est à la fois le centre de la vie et de l’univers dans sa poésie m’a immédiatement séduit. J’ai depuis publié plusieurs livres de Pierre et Ilse Garnier, qu’il s’agisse de poèmes linéaires ou spatialistes(1) avant et après 2014, année de sa mort. Les deux livres qui sortent cette année, deux volumes, près de 1000 pages au total, sont centrés sur le Japon. Pierre et Ilse, qui ne sont jamais allés là-bas, ont correspondu pendant une trentaine d’années avec des poètes japonais. L’herbe qui tremble publie dans ces deux volumes des poèmes devenus introuvables et d’autres qui ont été publiés au Japon seulement, beaucoup d’inédits. Tout l’appareil critique a été réalisé par Marianne Simon-Oikawa, qui enseigne à l’université de Tokyo, une amie de Violette Garnier, la fille d’Ilse et Pierre qui accompagne les publications. Avec Violette aussi nous préparons la publication de la correspondance entre Pierre et le peintre de l’ex RDA Carlfriedrich Claus. Violette rassemble toutes les lettres et cette publication sera accompagnée de la reproduction de plusieurs travaux d’Ilse et Pierre Garnier et de Carlfriedrich Claus. Cette publication interviendra fin 2017, début 2018. L’herbe qui tremble a aussi le projet de publier un livre sur les oiseaux en réunissant tout ce qui a été publié sur ce thème, notamment dans la revue Le Journal des oiseaux.

I.L. :L’herbe qui tremble propose-t-elle plusieurs collections ?

T.C. : Nous ne proposons qu’une seule collection, elle est parfois accompagnée de peintures, parfois non.

I.L. : Peux-tu nous expliquer ce choix d’accompagner parfois les poèmes de reproductions de peintures ?

T.C. : Lorsque nous le pouvons, les poèmes sont accompagnés de peintures. Dans ce cas, l’une d’elles figure en couverture. Le poète et le peintre se sont souvent choisis mais nous pouvons aussi intervenir dans ce choix, cela dépend des projets. Pour des raisons financières, nous ne pouvons pas toujours publier conjointement des poèmes et des peintures. Nous adaptons alors la présentation du livre : le papier est le même et le motif des couvertures est identique, une autre « herbe qui tremble » dessinée par le peintre René Moreu, qui a amicalement créé le sigle, seule la couleur change d’un livre à l’autre.

I.L. :L’herbe qui tremble a-t-elle des peintres de prédilection pour ses livres ?

T.C.  : Jusqu’alors nous avons beaucoup travaillé avec les peintres Alain Dulac, Marie Alloy, Anne Slacik et Christian Gardair. Mais d’autres peintres ont aussi accompagné les livres.

I.L. : Combien de manuscrits recevez-vous par mois (ou par an) ? Vous arrive-t-il de publier des manuscrits arrivés par la poste ?

T.C. : Nous recevons en moyenne un manuscrit par jour et oui, nous publions des manuscrits reçus par la poste : Gérard Bayo, Florence Valéro par exemple…

I.L. : Combien d’ouvrages publiez-vous par an ?

T.C. : En 2016 nous avons publié 12 livres, 14 sont prévus en 2017.

I.L. : Participez-vous ou organisez-vous des événements pour faire connaître les livres que vous publiez ?

T.C. : Nous organisons régulièrement des lectures : à la librairie La Lucarne des écrivains dans le XIXème à Paris, à La Halle Saint-Pierre et, depuis plusieurs années, au printemps, sur la péniche Daphné, tout près de Notre Dame de Paris.

I.L. : Avez-vous des projets particuliers ?

T.C.  : Nous venons de publier le livre de Marie Alloy qui nous offre dans Cette lumière qui peint le monde son regard sur plusieurs peintres, le livre de poèmes de Jean-Luc Despax, Rousseau dort tranquille. En avril paraîtront trois livres : Pierre Dhainaut, Un art des passages, Laurent Albarracin Broussailles et Isabelle Lévesque Voltige !
Une rencontre aura lieu samedi 20 mai sur la péniche Daphné, quai Montebello à Paris, elle réunira plusieurs des poètes publiés récemment et nous serons présents au Marché de la Poésie, place Saint Sulpice, du 8 au 12 juin 2017.
Et puis L’herbe qui tremble va bientôt s’associer à Thierry Horguelin pour créer une nouvelle collection dont il assumera les choix, parallèlement donc à ce qui est fait actuellement…

suite sur Terre à Ciel, un site incontournable !

 

 

 

« l’angle ouvert d’une lumière souveraine », une lecture d’Isabelle Lévesque

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2017/04/marie-alloy-cette-lumi%C3%A8re-qui-peint-le-monde-par-isabelle-l%C3%A9vesque.html

à propos du livre « Cette lumière qui peint le monde »

http://talent.paperblog.fr/8375765/marie-alloy-cette-lumiere-qui-peint-le-monde-par-isabelle-levesque/

 

 

Parution d’un livre de Marie Alloy et lecture rencontre

Vient de paraître:

Février 2017 : « Cette lumière qui peint le monde », écrits sur l’art.

   

éditions L’Herbe qui tremble.

Samedi 11 mars

dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre à Paris, à 15 heures, Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard, 75018 Paris. Métro Anvers ou Barbès-Rochechouart.

Venez rencontrer les poètes : Jean-Luc Despax pour son recueil Rousseau dort tranquille
et Claude Albarède pour Le dehors intime
Lectures suivies d’une rencontre avec les peintres  Marie Alloy et Denis Pouppeville qui ont accompagné leur poésie.

À cette occasion, Marie Alloy présentera Cette lumière qui peint le monde, un livre dans lequel, à travers l’analyse d’œuvres de peintres tels Turner, Bonnard, Jacques Truphémus ou Geneviève Asse, elle nous fait part de sa sensibilité.

Cyanotypes et photographie artisanale

Un premier stage dans l’atelier d’Amandine Julien pour une initiation aux cyanotypes et virages.

Merci à la photographe qui sait si bien transmettre!

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2016-12-16-11-08 Une nouvelle (ancienne) voie d’interprétation de l’image,  entre cyan et bleu de prusse ou d’autres nuances, pour réinventer la mémoire des lieux, des visages, objets et ombres passantes…

à travers les branches nues, Tarjei Vesaas

Novembre – décembre 2016

« A travers les branches nues »

Un nouveau livre d’artiste de Marie Alloy, sur un poème de Tarjei Vesaas, extrait de Lisières du givre, réalisé à 15 exemplaires, tous manuscrits par Marie Alloy, chaque exemple étant différent dans son interprétation graphique et calligraphique. Ces livres sont accompagnés de six gravures originales de Marie Alloy, eaux fortes, burin et aquatinte plus une en couverture avec passage sur le dos et le recto du livre. Couverture typographiée (atelier Vincent Auger, Paris). L’ensemble est réalisé sur BFK de rives pour la couverture et papier Hanemülhe pour toutes les pages intérieures.

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Format vertical. Hauteur :  32.5 cm     Largeur : 26 cm

dsc01746-copie frontispice sur quelques exemplaires

 

Cécile A. HOLDBAN « Poèmes d’après », Arfuyen

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Cécile A. HOLDBAN : « Poèmes d’après » suivi de La route de sel

« Tout arrive pour la première fois, mais de manière éternelle / Celui qui lit ces mots les invente. » Jorge Luis Borges, « La chance », Gallimard 1988

      « Ce n’est pas courant qu’un auteur rédige lui-même la postface de son livre. C’est pourtant le cas avec Cécile A.Holdban et on lui sait gré de l’avoir fait pour expliciter la démarche qui est la sienne dans ces Poèmes d’après. Car elle nous dit avec justesse – et modestie – que « la voix qui s’exprime » n’est pas « uniquement » sa voix, « mais plutôt le son, aussi ténu qu’un fil, émergeant d’un chant collectif provenant des origines, dont le rythme, la tonalité, la couleur lui sont pourtant propres, mais se mêlent à un chœur de poètes dont la parole m’est parvenue mieux que celle des autres ».

On comprend mieux, ainsi, qu’elle ait incorporé dans son livre des poèmes de certains de ses auteurs fétiches : le Hongrois Sandor Weöres, Edith Södergan, Janet Frame, Anna Akhmatova… Sans parler de la dédicace de quelques poèmes à des auteurs comme Philippe Jaccottet, Lorand Gaspar… »  Pierre Tanguy         suite à lire dans Recours au poème

*

« Des poèmes fragiles, en écho à d’autres voix amies, qui nous caressent ou nous brûlent, nous éblouissent ou nous troublent comme les saisons du cœur et du monde. Le lecteur ne peut quitter ce livre, il nous emporte, nous accueille, nous éveille, nous décoche ses flèches de questions comme en l’enfant qui n’a de cesse de découvrir le monde, de l’aimer dans son enchantement et de s’inquiéter de tant d’aubes froides après des nuits opaques où la mort écorche les certitudes. Trouver asile dans le silence, un arbre, ou le chant délicat et coloré des herbes et des fleurs, le frémissement des ailes d’un papillon dans la lumière. Beauté, désir, amour, luttant contre l’éphémère tout en le célébrant jusqu’à la pointe de l’âme. »

Marie Alloy, ce 5 décembre 2016, pour Cécile A. Holdban

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Quelques photos de Marie Alloy pour Cécile A. Holban, et pour la fluidité qui l’accompagne.

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