Vient de paraître : EXERCICE DE L’ADIEU, de Jean Pierre Vidal

EXERCICE DE L’ADIEU, de Jean Pierre Vidal

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Présentation  par Marie Alloy du livre de Jean Pierre Vidal : EXERCICE DE L’ADIEU

Le témoin en personne

Il y a des livres dont on ne peut emprunter les voies ou suivre les lignes qu’en prenant le bon aiguillage. C’est, dans celui-ci, nécessité. Se défaire de tous ses bagages pour lire à nu, dans le vif du vécu. Étrange d’apprendre qu’un aiguillage est composé d’une partie mobile et d’une partie fixe et que la partie où se croisent les voies est appelée le cœur. Ici l’auteur nous place à la croisée de ses mouvements les plus intimes, sans se masquer. Ses notes ont décanté l’expérience vécue et l’auteur cherche à en tirer pensées et forme d’enseignement. Son écriture est un témoignage vivant, un « Exercice de l’adieu ».

L’écriture « ne vise qu’à retrouver ces moments où la grâce m’a été donnée » dit Jean Pierre Vidal. Par l’attention à l’autre, la contemplation, l’observation sévère ou l’admiration spirituelle, la présence partagée trouve sa juste amplitude. Mais comme l’écrit Dante dans le dernier chant du Paradis : « La personne même du témoin est ce témoignage. »

L’auteur questionne ici la perte, la finitude, l’inachevé, le manque et le manquement à l’autre. Il témoigne des souffrances et des difficultés à vivre et penser ce vécu. Il témoigne des beautés passagères et celles, plus durables, qui éclaircissent les jours mais dont on finit par être séparé.

Comment écrire ce qui fut vécu, qui dépasse le pouvoir des mots ? « Comme est celui qui voit en rêvant ce qui, après le rêve, laisse une impression profonde et aucun souvenir ne revient » (Dante), le poète écrit à partir de cette vision imprimée dans le cœur, mu par un désir de vérité et d’unité. Son travail est une réflexion autour de la mémoire et de l’acte d’écriture où le témoin finalement compte plus que le témoignage. Mais y aura-t-il un témoin pour le témoin ? (Ce fut la question de Paul Celan)

Il s’agit d’une disposition d’esprit, d’une disposition vitale en regard de toute existence. Être le témoin en personne, singulier et anonyme.

Tenter d’établir une relation sincère, profonde, au monde, par un vrai « travail d’amour », détaché des conventions sociales. Chercher à percer en l’autre sa voix, tenter de l’aider à trouver sa place en lui rendant grâce, cette place si singulière venue de l’enfance. Il s’agit d’apprendre ensemble à se reconnaître dans l’inscription véridique des différences. L’auteur, en moraliste, devient un élément conducteur, un poète libre d’aller, de créer en chacun l’élan d’un mouvement bienfaisant, une forme de mutation éthique.

Chaque rencontre, dans ce livre, est chemin d’obéissance ̶ est écoute et travail de dénuement, un lieu de paroles et d’amour que rien n’apaise, avec parfois le sentiment d’une étrangeté irréconciliable de l’autre en soi. C’est un travail de dépossession par l’écoute attentionnée de la souffrance et de la beauté du monde, pour un surcroît possible de vie.

Si le langage va souvent au-delà de la réalité, la devance ou la précède, l’auteur cherche à tenir le présent vécu dans une exactitude toujours à reformuler, à repenser. Son écriture s’ouvre autant à l’absence qu’à cet insaisissable présent que l’attention dilate, lui donnant forme et sens.

Marie Alloy,                                                                                                                      Beaugency, 9 décembre 2018


EXERCICE DE L’ADIEU, de Jean Pierre Vidal

Premier ouvrage de la collection Les Cahiers du Silence.                                                            Tiré à 500 exemplaires et imprimé sur les presses de l’imprimerie Laballery à Clamecy. Dépôt légal, 10 décembre 2018. Format 30 x 13 cm. En couverture “A l’instant suspendu“, huile sur toile de Marie Alloy. ISBN 9782956331421. Prix public : 15 €

Commande et renseignements : marie.alloy@orange.fr

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L’empreinte du visible, par CAROLE DARRICARRERE

L’empreinte du visible

Ecrit par Carole Darricarrère 04.07.18 dans La Une LivresLes LivresCritiquesArts

L’empreinte du visible, éditions Al Manar, 2017, 148 pages, 25 €.   Ecrivain : Marie Alloy

 

« La peinture ne peut être ni actuelle ni inactuelle (…) inutile de vouloir situer sa propre recherche en fonction de la période contemporaine car le geste artistique précède la conscience temporelle et la dépasse par la force de sa propre nécessité ».

Marie Alloy est artiste peintre, graveur, essayiste, éditrice de poésie et de livres d’artistes, et une gardienne des quatre éléments en partage de rencontres qui « rêve de peindre des poèmes » et peint « de l’intérieur vers l’intérieur ». Elle participe de cette part souveraine qui roule inlassablement sa pierre de silence en direction du feu créateur, acte revivifiant du chaos de l’harmonie, rayon serviteur de l’ordre alchimique d’un univers-monde. En exergue, une citation de John Berger donne le ton du livre : « L’illusion moderne concernant la peinture, c’est que l’artiste est un créateur. Il est plutôt un récepteur. La création est l’acte par lequel il donne forme à ce qu’il a reçu ».

Je procède souvent ainsi, un livre est là, refermé de desserte en desserte, infusant-diffusant ce qui l’a fondé, je le lis d’abord à distance, à livre clos, par imposition de regard. Je n’ai jamais rencontré Marie mais j’ai la sensation de la connaître depuis toujours, le sentiment d’une parentèle, d’une connivence poétique. Ce livre d’empreintes et de mues je sais déjà que je vais le lire avec ma peau de lézard, mon corps de becs, mon pelage de serpent à sonnettes, mon grelot d’elfe magicien, mes éclaircies de fissures dans la voix, mon parfum sortilège de pierre de meulière après la pluie, mes chaussettes de picots de laine vierge, mes bois de cerf, mon panier de fraises, mon pipeau : l’été de préférence dans le sac ou dans le pré, l’hiver au coin de l’âtre. Je vais le lire aussi avec la vocation contrariée de mes mains.

Marie peint. Marie écrit. Marie crée. Au doigt et à la plume écrit et peint comme l’on écoute et se tait. Virtuellement Marie neige en vertus de flocons sur la toile. Elle témoigne de l’invisible dans l’écrin de la visibilité. Tient sa patience de l’élan du chat. Ramène dans ses robes nues de grandes chutes de beiges et des habits bleus comme d’autres gerbes de simples ou berges de blés. « Attendre la peinture est déjà peindre » résonne avec attendre de lire c’est déjà lire. J’ajouterai qu’écrire est chez elle un geste de peintre, calligraphie spontanée d’une émulsion de blanc de zinc, pages de clarté en pensivité d’une toile intitulée par hasard : Plage de clarté. Peindre ce qui la fixe de loin « dans l’angle mort du regard », dire le blanc qui vaque entre deux contours, adjoindre la parole sensorielle au geste pictural. Écrire et peindre « aux lisières du silence », dans cette qualité intacte de regard de l’enfant né, paupières closes à mi-chemin du souvenir des rives que l’on quitte et de l’éblouissement à venir, l’ombre portée de l’illisibilité sur le voir félin du dos de la vue, laissant ouverte la question du réel. Écrire sur le geste de peindre avec le moins de complaisance possible : « Je regarde, et j’ai la sensation que c’est la peinture qui m’éclaire (…) », une peinture « qui embrasse l’absence » au même titre que l’écriture, une écriture au service de l’art. « Passé la frontière (…) le vide enfin », tel l’aboutissement de journées entières, cet aveu alors de « ce besoin irrépressible d’une couleur orange ». Une question demeure : « De quel amour secret le tableau (le poème ?) porte-t-il le fruit ? ».

Dans cette vacance de peindre s’inscrit le regard en filigrane de l’écrivant, son ruissellement imprévisible validant le cheminement, son avantage de plume à passer la main, son présent de racines à qui voit le jour ;apercevoir, entre les persiennes à lamelles, dans les virages de la vue, un chemin de veille qui vaque ; voir enfin tout le champ du possible d’un lieu de ronces que l’on n’avait jamais fait qu’ignorer de dos ; traverser de face jusque-là sans mièvrerie l’immense cécité à l’aplomb du sommeil de la vue sans jamais « fatiguer le tableau, règle essentielle » : « Les tableaux, comme les êtres, doivent être libres en eux-mêmes et laisser libres. Nécessité vitale ». Tout ce qui s’applique ici à la peinture pourrait s’appliquer au poème, « si loin aller, vers si peu d’espace et de réponses durables (…) entre deux toiles, toute les toiles possibles (…) puis, chemin faisant, comme le jour se lève ou comme s’écrit un poème, l’une d’entre elles naît, se défroisse et vit ».

Beau livre de textes de confidences et de textures, hommage à la couleur libre fourmillant de références, en neuf chapitres à (s’)offrir, disponible également en vingt exemplaires de tête rehaussés de dessins et de peintures numérotés et signés par Marie Alloy, considérer cet objet livresque comme un tableau, une toile impressionniste exécutée patiemment à la palette, un rouleau de peintre déroulant ses pensées tentaculaires comme autant de questions ouvertes, un rêve de la peinture elle-même séchant à voix haute, haut lieu de sources, de croisements et de mirages, le contraire d’un lieu mental ces inflexions de l’invisible sur l’effacement lent d’un noyau de matières, un herbier de sagesse, l’anémone flottante d’une suspension de radicelles ou un manuel d’éclaircies à l’adresse de malvoyants, socle à lire à regarder et à relire dans un cycle sans fin de partages être avec, en se souvenant que « c’est du cœur que provient ce chant de toile, fragile et nu », et qu’un livre, à l’égal d’un tableau, « est un état ou une étape, jamais une arrivée ».

« Toute gloire d’atteindre la véritable peinture s’en est allée rejoindre le ciel, en exil parmi les hommes qui ne la regardent plus ».

Carole Darricarrère

le Silence qui roule, UN ESPACE DE RÉSONANCE, par PIERRE LECOEUR

Guillevic, Du Silence

Un article mis en ligne par Ciclic centre val de Loire

Pierre Lecœur nous offre ici une analyse sensible du travail de Marie Alloy, évoque l’évolution de son parcours, sa relation privilégiée à la nature et à la poésie. Il revient tout particulièrement sur le compagnonnage de cette éditrice-artiste-poète avec les auteurs de poésie, et comment elle entre en “fusion” avec les mots qui la touchent.  

Né en 1972, Pierre Lecoeur vit et enseigne à Orléans. Il est l’auteur d’un essai, Henri Thomas, une poétique de la présence (Garnier, 2014) et d’un recueil de proses, Prose des lieux (Anthologie Triages vol. I, Tarabuste, 2015). Il a publié de la poésie et des études consacrées à la littérature et à l’art dans diverses publications (La N. R. F.ConférenceEuropeNuncLa Revue littéraire, Les Cahiers de L’Herne…).


Le Silence qui roule : 
un espace de résonance

“Depuis 1993, dans le cadre de sa maison d’édition Le Silence qui roule, Marie Alloy a publié une quarantaine de livres d’artiste dans les pages desquels elle a offert un espace de résonance aux mots de poètes tels que Guillevic, Antoine Emaz, Pierre Dhainaut, Dominique Sampiero, Emmanuel Laugier… En chacun de ces ouvrages réalisés à faible tirage, et parfois uniques, quand ils sont réhaussés par l’artiste, les techniques d’impression comme l’eau forte ou l’aquatinte employées par leur créateur et maître d’œuvre, le travail de typographie réalisé par des artisans prestigieux et le choix de papiers rares s’associent pour accompagner la fulguration du poème. Contrairement à l’illustration, le livre d’artiste a pour ambition, sinon de faire fusionner les mondes intérieurs du poète et de l’artiste, le lisible et le visible, du moins de les associer dans une même dynamique. Singulier livre que celui qui naît de ces rapports. Ainsi bouscule-t-il, par la variété de ses formats et ses agencements, jusqu’à la notion fondamentale de page. Devrions-nous parler à son propos de mise en espace ? Il ne faudrait pas alors oublier la troisième dimension de ces ouvrages : le toucher du papier, la matière des rehauts, le foulage de la matrice et des caractères mobiles sur la feuille, le travail – gaufrage, pliage – auquel cette dernière est soumise…

Les poèmes et proses poétiques qu’elle retient privilégient le sensible

Il y a, on le voit, un monde entre l’édition de livres d’artiste et le sens qu’on donne ordinairement à ce mot… L’accueil du texte, loin d’être une finalité, est le point de départ d’un long compagnonnage, doublé d’un dialogue avec le poète, durant lequel va s’élaborer la forme par laquelle l’artiste va répondre aux mots qui l’ont touché. Une épreuve intime, si l’on en croit Sampiero : « Deux personnes – elles ne se connaissent qu’à travers des mots, des images, des textes – s’envoient des lettres, des gravures. Mais parfois c’est une feuille morte, un brin d’herbe, une larme sur l’encre. Et il en vient une sorte de vertige. De désir. »

Dans le cadre de son travail d’éditeur, comme dans celui de la peinture et de la gravure, Marie Alloy rejette le formalisme autant qu’une démarche mimétique qui ne mettrait pas à l’épreuve le medium – en l’occurrence le corps de la langue. Les poèmes et proses poétiques qu’elle retient privilégient le sensible, tout en ouvrant l’éventail du sens au gré d’effets de porosité qui réorganisent les rapports du monde et des signes. Démarche réfléchie parfois dans les vers du poème, où elle peut s’associer à une référence au langage-monde développé par l’artiste : « L’écriture indistincte / Sur le geste dispersé / La ligne entre les deux traits / Qui saisit / Le lit de cette terre (Tita Reut).

Le parcours réalisé durant trente ans par Marie Alloy dans le compagnonnage des poètes est riche et complexe. On peut toutefois y percevoir une double évolution. Dans le domaine du choix éditorial, le drame humain et un certain pathétique, présents notamment dans les textes d’Antoine Emaz (Poème serré et Poème, temps d’arrêt, 1993) et d’Emmanuel Laugier (Hante ton aisselle au bout de quoi, 1996) le cèdent peu à peu à la présence du monde et à une tonalité plus contemplative (Jacques Lèbre, Pierre Dhainaut). Guillevic, qui se situe au carrefour de ces deux tendances, est peut-être le poète qui répond de la manière la plus complète à la sensibilité de l’artiste et au spectre de son travail. Sur le plan de la création, la même évolution s’observe : la figure humaine se fait plus rare, l’enregistrement sismographique du jeu des passions et des affects laisse place à un regard plus apaisé, plus détaché, sur les choses. Cette dernière disposition a conduit Marie Alloy à préférer à la figure humaine le jeu des éléments, ou de fragments de nature qui semblent naître sur la feuille à fleur d’abstraction. On pourrait sans doute rattacher à cette tendance l’apparition de la couleur dans ses livres d’artiste. Après une première apparition dans Reverb’ (2000) d’Emmanuel Laugier, celle-ci s’affirme dans les aquarelles qui répondent, avec leurs irisations, leurs contrastes hardis et leurs belles teintes froides, au monde aquatique tel que le perçoit Guillevic dans Devant l’étang(2005). Quel contraste entre la nuit matérielle sublimée par les noirs charbonneux déployés dans les premiers ouvrages, et la liberté, la sobre sensualité de ces images, ou des lavis qui accompagnent le poème Vif, limpide, imprévisible (Pierre Dhainaut, 2006) – dont le titre semble programmatique – et rythment la progression de Gravier du songe (Jean-Pierre Vidal, 2011) …

 Le poème y gagne une nouvelle dimension

Parce qu’elle est à la fois éditrice, artiste et poète, parce qu’aussi elle conçoit son travail d’éditeur comme un exercice de patience, exigeant un long temps de maturation, Marie Alloy sait donner naissance dans chacun de ses livres d’artiste à un espace-temps singulier, où s’exaltent les aspects et tonalités de notre existence, qu’elle projette dans le concret de la matière, dans les formes et textures offertes par la nature, et jusque dans la physionomie d’une page, le caractère d’une typographie. Le poème y gagne une nouvelle dimension. Son auteur y apprend « quelque chose comme ressentir plus fortement la manière dont l’espace autour pèse sur le mot et lui fait rendre un son différent » (Antoine Emaz). On ne peut trouver plus belle formule, pour qualifier ces ouvrages, que celle par laquelle Michel Collot approche l’œuvre littéraire, qu’il définit comme le paysage d’une expérience. Chacun d’eux, au gré des multiples talents assemblés dans sa conception, est un miroir tendu à ce que nous sommes au plus intime, et qui ne vit que par le partage.”

Pierre Lecœur – Juin 2018

NI LOIN NI PLUS JAMAIS, suivi de Salabreuil le magnifique. Poèmes d’Isabelle Lévesque

Le Silence qui roule / Collection Poésie du silence. Parution avril- mai 2018

ISABELLE LÉVESQUE

Ni loin ni plus jamais

suivi de Salabreuil le magnifique

   

36 pages. Format : 13,5 x 20 cm. Imprimé sur Olin Regular Cream 120g.                        Peinture de couverture  : Herbes de neige, 2004, huile sur toile, de Marie Alloy.                Pas d’illustration à l’intérieur. Tirage de tête de 20 exemplaires numérotés et signés par l’auteur et l’artiste accompagnés de deux aquarelles de Marie Alloy l’une en couverture et l’autre en frontispice et d’un poème autographe d’Isabelle Lévesque sur une page.

ISBN : 978-2-9563314-0-7                       Prix : 9 €  (+2€ participation frais postaux)

Commande : marie.alloy@orange.fr        (voir plus bas)


NI LOIN NI PLUS JAMAIS

“Que pouvons-nous atteindre qui ne nous échappe ? Pourquoi le sentiment que les poètes seuls tendent vers une forme inaboutie mais qui, perpétuelle, demeure ? Avec Jean-Philippe Salabreuil, nous sommes projetés loin, dans un univers où se métamorphosent les astres et les êtres, ensemble. Or, le lisant, il m’est apparu que naissaient à leur tour des poèmes qui, partis du cœur de ce monde en mutation, passaient aussi par le prisme d’une autre langue, la sienne et un peu la mienne. Je sais ce que je dois aux poètes qui tracent une voie : je suis debout, je les lis, j’écris et le possible s’incarne dans les mots. Ni loin ni plus jamais est le fruit d’une promesse : nous devons tenir les mots si haut qu’ils s’entendent. Encore et toujours.”

Isabelle Lévesque

Les poèmes de Ni loin ni plus jamais  sont suivis d’une postface d’Isabelle Lévesque, Salabreuil Le Magnifique.


Isabelle Lévesque est née et vit en Normandie. En 2017, elle a publié Voltige ! à L’Herbe qui tremble et Source et l’orge au Petit Flou, et en 2018 La grande année avec Pierre Dhainaut, à L’Herbe qui tremble. Elle écrit des articles sur la poésie contemporaine dans La Nouvelle Quinzaine Littéraire, Europe…


Extrait ( p 8 ) de Ni loin ni plus jamais :

Ni loin ni plus jamais.                                                                                                                          Le souffle affleure, minuit s’éloigne.                                                                                                Signe vie nue : les coups sévères.                                                                                                Nombres, artifices, à l’heure du feu,                                                                                            presque plus. L’été – aveu vaincu.

Main du gant libère         neige incroyable                                                                    (incompatible).                                                                                                                                          Cesser, espérer l’encombrement,                                                                                                          chemin des bleuets aux pétales pointus                                                                                  reconnus, autres jachères.

Pour le printemps, hymne. Rien de soi.                                                                                      Seule amertume, langue épuisée                                                                                                      (ni loin ni plus jamais).                                                                                                                Amour seul, à se méprendre                                                                                                                et minuit, illégitime.

Forçant depuis l’aube les barreaux,                                                                                              ligne de fuite. Poète.

Isabelle Lévesque


Bibliographie de Jean-Philippe Salabreuil                                                                        La Liberté des feuilles, Gallimard, Le Chemin, 1964 . Réédition : La Différence, coll. Orphée, 1990, présentation par Claude Michel Cluny                                                                Juste retour d’abîme, Gallimard, Le Chemin, 1965                                                      L’Inespéré, Gallimard, Le Chemin, 1969                                                                                        On pourra lire des lettres à Marcel Arland dans la NRF n°286 (octobre 1976) et à Claude Michel Cluny dans les Cahiers de la Différence n°7/8 (1970).


LA COLLECTION POÉSIE DU SILENCE 

Après vingt-cinq années d’éditions de livres d’artiste sous l’enseigne des éditions Le Silence qui roule, Marie Alloy en poursuit l’orientation en la complétant d’une édition courante où l’on retrouve une conception du livre en dialogue avec l’auteur, une poétique de la rencontre, de l’ouverture au monde.______________________________________________________________
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Règlement par chèque à l’ordre de Marie Alloy.                                                                  Éditions Le Silence qui roule, 26 rue du chat qui dort, 45190 Beaugency

www.lesilencequiroule.com
marie.alloy@orange.fr


Marie Alloy bénéficie du soutien de
Ciclic – Région Centre- Val de Loire 
dans le cadre de l’aide aux entreprises d’édition imprimée ou numérique
Elle est aussi membre de l’Adagp, société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques.

ÉVÉNEMENTS : exposition rétrospective, édition d’un catalogue, lectures-rencontres

   

LE SILENCE QUI ROULE
VINGT CINQ ANS DE LIVRES D’ARTISTE
ET DE CRÉATIONS
POUR D’AUTRES ÉDITEURS
Marie Alloy
Médiathèque d’Orléans
2 mai – 23 juin 2018

Une exposition de l’ensemble des livres d’artiste créés depuis 1993 par Marie Alloy sous l’enseigne des éditions Le Silence qui roule. Les pages imprimées avec les estampes de Marie Alloy sont exposées en regard des poèmes d’auteurs comme Pierre Dhainaut, Antoine Emaz, Françoise Hàn, Erwann Rougé, Jean Pierre Vidal…etc.

Cette exposition est enrichie par la présentation de nombreux livres réalisés chez d’autres éditeurs pour lesquels Marie Alloy a créé bon nombre d’ illustrations peintes et gravées, ornant les couvertures, les tirages de têtes, frontispices et pages intérieures.

Sur les cimaises, des gravures, poèmes et manuscrits

Un catalogue de l’exposition qui fête les 25 ans des éditions Le Silence qui roule sera exposé (et proposé à la vente, mais en dehors du cadre de la médiathèque, en s’adressant directement à : marie.alloy@orange.fr).

Samedi 26 mai à 16h :

Marie Alloy présentera directement au public ses livres d’artiste et expliquera les étapes de leur réalisation, de la réception du manuscrit inédit jusqu’à la diffusion du livre abouti. Puis elle lira quelques extraits de ses derniers livres parus en 2017 : L’Empreinte du visible et Cette lumière qui peint le monde.

Les auteurs invités le 2 juin à 15h 30 :

Isabelle Lévesque est née et vit aux Andelys, en Normandie. Poète, elle aime collaborer avec les peintres. Elle écrit également des articles de critique littéraire sur la poésie contemporaine, en particulier pour La Nouvelle Quinzaine Littéraire. Ses derniers
ouvrages parus : Nous le temps l’oubli, peintures de Christian Gardair (L’herbe qui tremble, 2015) ; Voltige ! , peintures de Colette Deblé, (L’herbe qui tremble, 2017) ; Source et l’orge (Le Petit Flou, 2017) ; Ni loin ni plus jamais, peinture de Marie Alloy (Le Silence qui roule, 2018) ; La grande année, avec Pierre Dhainaut (L’herbe qui tremble, 2018).

Erwann Rougé est né en 1954 à Rennes. « Sa poésie est traversée par les paysages de Bretagne et la dispersion de la parole dans l’espace. Son écriture suspendue à une tension de lumière et de chute travaille la porosité des corps et du monde dans une tentative de saisir les brefs passages qui nous mènent, entre intimité et traversées, les uns vers les autres », François Heusbourg. Dernières parutions : Le perdant, éditions Unes, 2017. L’enclos du vent, éditions Isabelle Sauvage, 2017. Haut Fail, éditions Unes, 2014. Derniers livres d’artistes : Même seuil avec les encres de Jacqueline Ricard , éditions la cour pavée. pleine terre avec Dom et Jean Paul Ruiz. L’Ombrée avec des aquarelles et gravures de Marie Alloy, éditions Le silence qui roule.

Jean Pierre Vidal, né en 1952 à Alger, a vécu son adolescence à Charleville, où il a lié poésie et philosophie au sens même de sa vie, sans jamais prétendre de l’une ou de l’autre faire un état, écrire étant un mouvement de vie non séparable de l’insurrection nécessaire contre les conditions de vie des hommes. Après des études de lettres à Lyon, il enseigne dans la région stéphanoise et à Lyon ; il vit aujourd’hui près d’Orléans. Il a longtemps travaillé à l’édition des œuvres critiques de Philippe Jaccottet. Il a publié des notes, proses et poèmes dans Feu d’épines et La Fin de l’attente, aux éditions Le temps qu’il fait, un album de poèmes en vers ou en prose, Vie sans origine, aux éditions Les pas perdus. Après avoir publié dans de nombreuses revues françaises ou suisses, il publie des livres d’artiste accompagnés d’estampes de Marie Alloy aux éditions Le Silence qui roule : Du corps à la ligne : comme un chemin de morsures ; Thanks ; Gravier du songe ; Le Jardin aux trois secrets ; Aller sans retour. À paraître : Par vouloirs légers suivi de Thanks, aux éditions Arfuyen.

Catalogue des éditions Le Silence qui roule et de l’exposition réalisé avec le soutien de la Médiathèque d’Orléans et de Ciclic Centre -Val de Loire.

Création de collections d’EDITION COURANTE au Silence qui roule.

Création des éditions de livres d’artiste et de bibliophilie en 1993, et celle des éditions courantes du Silence qui roule, en ce printemps 2018.

*

Du livre d’artiste à l’édition courante, la poursuite d’une même orientation : servir la poésie.

Le livre au Silence qui roule : le beau métier, un ouvrage humain longuement caressé

« Braque a entrevu, peut-être le premier entre les modernes, la poésie qui se dégage du beau métier, d’une œuvre faite avec amour et patience, sans qu’intervienne une sensibilité préconçue. Il a compris qu’un ouvrage humain longuement caressé, finit par porter la trace des soins qui ont entouré sa naissance et par dégager je ne sais quelle humanité émouvante. »

Bissière, extrait de Georges Braque, in cahiers d’Art, N° 1-2, Paris 1933.

Ce texte parle de peinture mais tout autant du livre tel que j’en conçois l’esprit et la matière, son humanité, sa force secrète et sa stabilité dans le temps. Il y a une beauté et une gravité du livre qui ne tente pas de multiplier et expérimenter les possibles mais bien au contraire de connaître mieux ses limites pour approfondir et servir la ferveur essentielle du poème.

Les mots prennent corps dans l’unité du livre, dans l’élément tangible de l’espace qui les reçoit. C’est le poème qui est le centre vital du livre autour duquel l’espace se construit, renforcé par l’apport unique des estampes et peintures, afin qu’il puisse se déployer avec justesse, se rendre véritablement visible, sensible, porteur d’émotions.

Pour cela il faut du temps et œuvrer patiemment avec beaucoup de bienveillance à la naissance de chaque livre. L’édition courante se donne cet objectif de poursuivre en ce sens l’orientation et les choix de qualité des éditions de livres d’artiste du Silence qui roule.

LE PROJET :

Même démarche que pour le livre d’artiste :  l’idée première est que chaque poème ou chaque texte en prose, appelle un lieu, une forme spécifique du livre, qui en déploiera toutes les potentialités.

Donc ne pas couler les manuscrits inédits dans une forme préétablie. Ne pas refuser non plus à priori l’idée de collection calibrée. Se donner la liberté de créer des livres singuliers où pourraient se rencontrer textes et images dans des formats adaptés au caractère unique de chaque projet (avec toujours la dimension de plaisir du livre !).

Impression numérique et de temps à autre typographique, ou même offset. Un choix de papiers à l’écoute de la texture du poème ou de la prose, qui puisse apporter sa touche singulière et sa justesse.

Une peinture, gravure ou photographie de Marie Alloy, en couverture comme signe repère des éditions Le Silence qui roule. Un logo signature :

Découvrir, redécouvrir : de nouveaux auteurs et des auteurs oubliés.

Diversifier, consolider : des voix différentes mais aussi une fidélité.

Des livres singuliers : servir la voix de chaque auteur en adaptant la forme du livre à l’esprit qui l’anime. Ne pas banaliser, mais personnaliser.

Editer toujours en dialogue avec l’auteur ; qu’il soit aussi acteur, au moins pour une part, de la conception du livre.

COLLECTIONS ENVISAGÉES 

(l’idée de collection n’implique pas un format et une conception à l’identique)

  • Poésie du Silence (poésie contemporaine)*
  • Cahiers du Silence (journaux, cahiers, notes inédites)
  • Carnets du silence (notes d’atelier d’artistes, peintres, graveurs, photographes…)
  • Feuillets du silence (poèmes et écrits, en quelques pages…)

AUTEURS 2018

Isabelle Lévesque : “Ni loin ni plus jamais” – Collection Poésie du silence – Parution mai 2018

Jean Pierre Vidal : “Exercice de l’adieu”  – Collection Cahiers du Silence – Parution automne 2018

L’esprit des livres au Silence qui roule

Un livre porté par un souci de clarté, de sobriété, d’harmonie dans l’économie de ses moyens. Un livre, allié du temps, de la durée, qui ouvrirait un espace de lecture lente, sans cesse renouvelée. Un livre aéré où chaque mot puisse résonner librement. Un livre imprévisible, toujours à découvrir. Un livre compagnon, sensible, modeste. Un livre de silence, de présence humaine, d’intériorité reliée au monde, de refuge et d’extension, de résistance et d’altérité, de beauté fervente et contemplative. Un livre qui ne prétend pas au savoir mais offre un tremblement de vie, ouvre en chacun des correspondances, des appuis, des rebonds pour la pensée…

Peu de livres édités par an, pas de précipitation pour imprimer. La qualité et la simplicité avant tout. Un livre authentique, qui ne relève pas du domaine de la consommation.

“Ligne éditoriale” de la collection Poésie du Silence :
L’altérité

Une “poétique de la relation”*

Une création poétique en dialogue avec l’oeuvre d’un autre poète (vivant ou non, étranger ou non – dans ce cas une traduction pourrait être envisagée). De l’un à l’autre, un échange essentiel, une circulation féconde, un espace intime où se retrouver soi-même, au contact d’une voix différente. Une manière d’écrire avec, de partager et questionner de manière sensible les liens vivants qui circulent entre les mots et l’expérience humaine.

Une poésie de la rencontre, de l’ouverture à l’autre, au monde  – en souplesse et liberté.

*Lecture conseillée : chapitre “Renouer la relation”, p 439, Michel Collot, Paysage et poésie, éditions José Corti, les Essais, 2005.

Autres supports d’édition

Cartes postales : annonçant chaque parution de livre avec, au recto, la reproduction de sa couverture et au verso un extrait du livre.

Portefolios : Ensemble de 5 à 10 estampes originales de Marie Alloy ou d’estampes numériques, ou de photogravures, accompagnés d’un court texte ou poème.

Estampoèmes : poèmes imprimés ou manuscrits dans des estampes originales ou numériques. Tirage limité à 30 exemplaires numérotés et signés par l’auteur et l’artiste.

Marie Alloy, responsable des éditions Le Silence qui roule

 

EXPOSITION : Vingt cinq ans des éditions Le Silence qui roule

du 2 mai au 23 juin 2018

Vingt cinq ans des éditions Le Silence qui roule

Exposition de l’ensemble des livres créés et édités par Marie Alloy, ainsi que les livres d’autres éditeurs auxquels elle a collaboré en tant qu’artiste peintre, graveur et auteur.

EXPOSITION DE LIVRES D’ARTISTE
Médiathèque d’Orléans 
Rencontre avec Marie Alloy: samedi 26 mai, 16h
Lecture de poèmes : samedi 2 juin, 15h30
avec Marie Alloy, Isabelle Lévesque, Erwann Rougé, Jean Pierre Vidal

Médiathèque, 1 place Gambetta, Orléans

A cette occasion, édition d’un catalogue des Editions Le Silence qui roule .

Sur les cimaises de la médiathèque, exposition à lire et contempler : des extraits de poèmes en dialogue avec les estampes originales et peintures sur papier de Marie Alloy.

“L’empreinte du visible” notes d’atelier de Marie Alloy

Vient de paraître, en cette fin novembre 2017 :

“L’empreinte du visible”, un nouveau livre de Marie Alloy

aux éditions Al Manar, dans une nouvelle collection La Parole peinte

                  

Dans cette édition courante, on peut non seulement lire les notes d’atelier de Marie Alloy mais aussi découvrir 28 reproductions de belle qualité de ses tableaux et gravures.

Il a été réalisé un tirage de tête, à 20 exemplaires numérotés et signés par l’artiste auteur, comportant vingt cinq aquarelles originales.

Les chapitres : L’acte de peindre – Avec ou sans les mots – Le travail du regard – Reflets des saisons – L’atelier des couleurs – A l’épreuve avec les outils du graveur – Empreintes invisibles – Visitations secrètes – Aux lisières du silence

Quelques pages peintes …

             

Peindre dans la continuité des rêves, au cœur du brasier ordinaire des jours, dans le tremblement du sens – là où se révèle une forme de beauté née du silence ou cherchant à l’atteindre.”  Marie Alloy

    

L’Empreinte du visible

 Dans ce livre, L’Empreinte du visible, Marie Alloy, peintre et graveur, tente, sous forme de notes d’atelier et de vie, d’approcher l’expérience picturale au plus intime: « Les notes se saisissent parfois d’une pensée fugitive, en balbutient le sens, l’émotion ou l’étrangeté. Elles traquent ces sortes d’insurrections mentales qui surgissent en peignant ou en gravant, pour à la fois les retenir et s’en libérer. Elles se nourrissent aussi de la nature, de la poésie et des œuvres d’autres artistes profondément aimés. Accueillir le visible et l’imprévisible, entrer en dialogue avec ses propres incertitudes de peintre. La réalité est inscrite dans la mémoire comme un humus, un réservoir de formes, un vivier. Peindre, graver ou écrire sont une manière d’en restituer l’empreinte intérieure et de suivre à la trace les mouvements incessants qui conjuguent et questionnent regard et pensée, sans proposer de réponse définitive.

Un livre à ouvrir comme la porte de l’atelier, tout doucement… »

 Commande en ligne.
“Nos livres sont présents chez les bons libraires. Mais pas dans toutes les villes de France. Vous pouvez aussi les acheter en toute sécurité sur notre site, avec PAYPAL ; il suffit de cliquer en haut de cette page, sur “Commandes”. Vous serez livré(e) franco de port dans les meilleurs délais. A l’étranger également.”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si je t’oublie, de Fabien Abrassart

Vient de paraître aux éditions L’Herbe qui tremble :

“Si je t’oublie”

poèmes de Fabien Abrassart

Préface de Philippe Lekeuche, peintures de Marie Alloy

Fabien Abrassart est né à Bruxelles en 1973. Il est l’auteur de deux recueils parus aux éditions du Taillis Pré, “la chose humaine” et “la part de personne”. Poète discret, “Si je t’oublie” est le premier recueil qu’il publie depuis 2006.

Couverture : Marie Alloy, “Cela eut lieu”, 2017.

            

 

   

Poésie naissante, par Le Bateau fantôme

Vingt trois poètes d’aujourd’hui

En quatrième de couverture :

” A travers ces ensembles inédits, ce que propose cette anthologie, c’est un voyage à travers des poésies vivantes que signent des auteurs réunis dans les années et les épreuves par l’amitié et l’estime, du moins par une nette familiarité – une sorte de communauté. Ce livre rappelle cela : que les poètes, ces insularités, ne font sens qu’ensemble, en archipel; que le chœur est beau ; que l’attachement délie. La grande variété des voix ne pourra que souligner la force de ces liens. Dans leur vie, à travers leur art, toutes travaillent à offrir un chant audible par tous, le contraire du nihilisme : une poésie naissante.”

Mathieu Hilfiger

 

        

Ce serait alors une sorte de dernier espoir à espérer, que leurs pas (sur les chemins du dehors ou du dedans) dessinent, indépendamment de toute appartenance à un groupe, et de tout programme, gratuitement, un réseau qu’on voudrait aussi invisible et aussi fertile que celui des racines dans la terre.

Philippe Jaccottet

23 auteurs illustrent la vigueur de la création poétique francophone actuelle :
Cécile A. Holdban – Gérard Bocholier – Jean-Pierre Chambon – Judith Chavanne – Pierre Dhainaut – Michèle Finck – Mathieu Hilfiger – Sébastien Labrusse – Jean Le Boël – Jean-Pierre Lemaire – Isabelle Lévesque – Jean Maison – Philippe Mathy – Jean-Michel Maulpoix – Blandine Merle – Andrea Moorhead – Livane Pinet – Louis Raoul – Isabelle Raviolo – Jean Marc Sourdillon – José-Flore Tappy – André Ughetto – Jean Pierre Vidal, suivi d’un texte signature de Philippe Jaccottet

FICHE TECHNIQUE
– Parution : début septembre 2017
– ISBN : 978-2-9546757-6-3
– Prix : 23,00 €
– Ce livre luxueux a été conçu et fabriqué en France (imprimerie IMB à Bayeux) sur les papiers de création 100% recyclés Rives Shetland (couverture) et Cyclus Print mat (intérieur).
– 204 pages – format 15x22cm
– couverture avec rabats et pelliculée – sous film
– peinture de couverture par Yvonne Alexieff

LA COLLECTION “LETTRES ÉCARLATES”
La collection Lettres écarlates réunit des textes de création et de pensée littéraires, imprimés à l’encre écarlate. Ses titres sont exclusivement imprimés sur des papiers écologiques d’excellence.

COMMANDE : sur notre site sécurisé www.lebateaufantome.com , sur amazon, ou en commande en librairie.