Les auteurs

Liens vers les poètes du Silence qui roule:

Thierry Bouchard, Jean-Patrice Courtois, Pierre Dhainaut, Antoine Emaz, Eugène Guillevic, Françoise Hàn, Abdellatif Laâbi, Emmanuel Laugier Jacques Lèbre, Bernard Noël, Tita Reut, Dominique Sampiero, Jean-Pierre Sintive, Bernard VargaftigJean Pierre Vidal, Joël Vernet.

Au Silence qui roule,

  • Marie Alloy, peintre et graveur, est l’artiste, l’architecte et l’artisan de tous les livres du Silence qui roule. Elle crée et tire les estampes elle-même sur sa presse taille douce. Seule la typographie au plomb est réalisée par un atelier spécialisé, l’atelier Vincent Auger à Paris. Lorsqu’il s’agit de peintures, elle réalise chaque livre avec des aquarelles originales, en faisant de légères variations d’un livre à l’autre, pour garder l’esprit et l’unité de l’édition.
  • Le poème, inédit, est, presque toujours, le 1er temps du livre, son point de départ. Les poètes choisis, sont nos contemporains, plus ou moins connus, l’important étant la qualité du poème, sa vibration et les évocations que sa langue suggère. Ces poèmes expriment un rapport au monde d’aujourd’hui, souvent un souffle vital de survie par l’écriture.
  • Fidélité, au fil des années, avec les poètes avec lesquels un livre a été réalisé au Silence qui roule, en poursuivant avec eux d’autres livres, renouvelant les formes visibles et sensibles de ce dialogue. Approfondir cette affinité dans une reconnaissance mutuelle au cœur du livre mais chercher aussi à la dépasser, pour empêcher l’œuvre commune de se refermer aimablement sur elle-même, et pour la relancer librement vers de nouveaux espaces.
  • Servir le poème, l’accompagner, le déployer, le faire entrer en dialogue et résonance avec les estampes et peintures, sans jamais illustrer le poème, parfois même lui résister, lui apporter d’autres perspectives, le faire bouger. S’animer mutuellement, comme deux écritures qui finissent par être inséparables dans cet unique lieu qu’est chaque livre d’artiste.
  • Le livre d’artiste nécessite un engagement important de l’artiste, à tous points de vue. Il doit trouver une forme qui corresponde à sa nécessité intérieure et ne pas être fabriqué, ni suiveur de modes, mais “habité” par un désir authentique. Il est un ouvrage rare, intime, mais non “précieux” au sens d’objet de luxe. C’est un livre de création avec ses fragilités, ses forces et ses lignes de sensibilité humaine.
  • Comme Hermann Hesse, comprendre que ” le livre est une branche de l’art de vivre“. Il perpétue la vie spirituelle et la quête de beauté, dans un monde qui, sans cesse, les menace. Le livre est le fruit d’un équilibre entre la patiente quête d’un accord et une imprévisible  inspiration, respiration.
  • Se remettre en question, lutter contre les forces d’inertie des habitudes de création. Ne pas fabriquer à priori des collections, mais œuvrer à la singularité, l’individualité, de chaque livre, à partir de l’écoute attentive du poème en regard des estampes ou des peintures.
  • Le livre d’artiste, livre poétique, est la recherche continue d’un espace de rencontre, d’une vraie proximité (et non de fusion) entre peinture, gravure et poésie, c’est à dire entre soi et le monde. C’est, ici, une quête plutôt qu’un lieu d’expérimentations ou un laboratoire du livre. il s’agit de trouver la juste distance dans le dialogue pour que chaque voix puisse trouver son lieu d’expression, dans cette nécessaire complémentarité entre l’écriture et le visible gravé dans la matière graphique et picturale.
  • Tradition ou innovation ne sont pas le propos des éditions Le Silence qui roule; qualité et justesse de la résonance de ce chemin en duo, voilà l’essentiel recherché.

Livres par auteur au Silence qui roule :

Thierry Bouchard

« du sable », 1993

« Dans l’écart », collectif, 1998

Jean-Patrice Courtois

« Noir proche », 1999

« Ce qui sourd du sombre », 1999

Pierre Dhainaut

« Quinze poèmes du seuil », 1996

« Dans l’écart », collectif, 1998

« Vif, limpide, imprévisible », 2006

« Même la nuit, la nuit surtout », 2012

Antoine Emaz

« Poème serré », 1993

« Poème, temps d’arrêt », 1993

« Dans l’écart », collectif, 1998

« D’une haie de fusains hauts », 2000

Eugène Guillevic

« L’éros souverain », 1995

« Devant l’étang », 2005

Françoise Hàn

« N’était pas écrit », 2012

« Une main dans la neige », 2015

« Noué, dénoué », 2016

Abdellatif Laâbi

« Les écroulements », 1994

« Dans l’écart », collectif, 1998

Emmanuel Laugier

« Hante ton aisselle au bout de quoi », 1999

« Réverb’ », 2000

Jacques Lèbre

« Première neige », 1996

« Frêles frondaisons », 1997

« L’amour est comme le sol », 1998

« Dans l’écart », collectif, 1998

Bernard Noël

« Dans l’écart », collectif, 1998

Tita Reut

« Cortex », 1994

« Rifts », 1995

« Dans l’écart », collectif, 1998

« Quelque chose ou rien », 1999

Erwann Rougé

“L’ombrée”, 2016

Dominique Sampiero

« Vers la terre », 1995

« L’ombre emboîtée », 1997

« Dans l’écart », collectif, 1998

Jean-Pierre Sintive

« Dans l’écart », collectif, 1998

Bernard Vargaftig

« Dans l’écart », collectif, 1998

Jean Pierre Vidal

« Du corps à la ligne », 2000

« Thanks », 2010

« Gravier du songe », 2011

« Aller sans retour », à paraître 2017

Joël Vernet :         

« A demeurer ainsi au bord d’un soir », 1993

« Dans l’écart », collectif, 1998

et

Marie Alloy         

« Dans l’écart », collectif, 1998

« Quatre paysages », 2000

« Terres d’ombres brûlées », 2012

« Ce vers quoi nous allons », 2014