Cette lumière qui peint le monde

Éditions L’Herbe qui tremble, 25 rue Pradier, 75019 Paris   Contact pour commande : editions@lherbequitremble.fr

                

                      Quelques passeurs de lumière :

Joseph Mallord William Turner : L’issue solaire  – Pierre Bonnard : Une mosaïque d’ombres et de lumières –  Giorgio Morandi : Une ascèse lumineuse – Léon Zack : D’imprévisibles constellations –  Joseph Sima et Maria Helena Vieira da Silva : Un rayonnement intérieur  (les vitraux de l’église St Jacques de Reims) – Jacques Truphémus : La lumière de l’intime   Geneviève Asse : Des vies silencieuses au bleu des portes de lumière

Extraits :

« Rassembler les œuvres de ces peintres, (pour l’auteur Marie Alloy, elle-même peintre), c’est rendre visible leur fidélité à l’impression première, leur complicité devant la précarité des formes de la réalité, leur nécessité de s’en tenir à l’infini apprentissage des modulations de la couleur dans la lumière. C’est ouvrir des chemins de correspondances, des affinités essentielles, accueillir d’amicales et discrètes connivences, picturales autant qu’humaines.

L’espace est lumière. La lumière n’est pas un gouffre mais un baume qui se déploie sur les dernières figures du monde. Les coups de pinceau dévoilent ce fond du temps où s’impriment les couleurs de la nature, celles qui ont touché au réel puis se sont accomplies dans les gestes accordés à la seule peinture. Dans cette peinture minimale et l’énergie mise à cet extrême, un plaisir passe, une substance heureuse vibre, libre, vivante, apaisée. La surface blanche, en réserve, est devenue source de lumière. Elle se donne à voir comme la plus concrète des révélations en peinture, car si la lumière est impalpable, le peintre cherche à la dégager de la matière de ses couleurs pour que chaque teinte puisse rejoindre l’unité d’un rayonnement intérieur.

Fragilisée, notre humanité a besoin de la peinture qui augmente la vie en ne séparant plus le spirituel de la réalité. Elle est aussi, en tant qu’expression d’une vérité intérieure, ouverture sur l’infini, quête de connaissance, et de poésie. Le regard du peintre peut devenir le nôtre, en parcourant le chemin que propose chaque toile. Il s’agit d’attendre le moment où voir est vraiment recevoir, se donner à ce qui éclaire, s’éclairer à ce qui est, être soi-même lumière. »

Extraits d’une lettre de Jacques Truphémus :

«  Chère Marie Alloy,

Comment vous remercier pour le bel envoi que vous me faites… Son titre « Cette lumière qui peint le monde » se détachant sur la reproduction, si juste, me ravit au plus haut point. Je suis évidemment très touché du choix des peintres qui m’accompagnent. C’est beaucoup d’honneur pour moi d’être ainsi accueilli au sein de cette famille spirituelle dans laquelle je me reconnais…

Merci, un grand merci à vous pour ce cadeau que vous me faites. Le don d’écriture qui vous est propre vous permet d’exprimer, aidée en cela par cette approche de la pratique de la peinture et de la gravure… ! C’est tout ce qui fait l’unité et toutes les qualités si rares de ce beau livre.

Je crois à la valeur de tels témoignages, certain qu’il trouvera des échos favorables auprès d’amateurs et des peintres sensibles à cet univers, le nôtre… le vôtre… celui qui s’exprime dans le silence de l’atelier ! »

Jacques Truphémus, Lyon, le 5 mars 2017

 

 

Parution d’un livre de Marie Alloy et lecture rencontre

Vient de paraître:

Février 2017 : « Cette lumière qui peint le monde », écrits sur l’art.

   

éditions L’Herbe qui tremble.

Samedi 11 mars

dans l’auditorium de la Halle Saint-Pierre à Paris, à 15 heures, Halle Saint-Pierre, 2, rue Ronsard, 75018 Paris. Métro Anvers ou Barbès-Rochechouart.

Venez rencontrer les poètes : Jean-Luc Despax pour son recueil Rousseau dort tranquille
et Claude Albarède pour Le dehors intime
Lectures suivies d’une rencontre avec les peintres  Marie Alloy et Denis Pouppeville qui ont accompagné leur poésie.

À cette occasion, Marie Alloy présentera Cette lumière qui peint le monde, un livre dans lequel, à travers l’analyse d’œuvres de peintres tels Turner, Bonnard, Jacques Truphémus ou Geneviève Asse, elle nous fait part de sa sensibilité.

Cyanotypes et photographie artisanale

Un premier stage dans l’atelier d’Amandine Julien pour une initiation aux cyanotypes et virages.

Merci à la photographe qui sait si bien transmettre!

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2016-12-16-11-08 Une nouvelle (ancienne) voie d’interprétation de l’image,  entre cyan et bleu de prusse ou d’autres nuances, pour réinventer la mémoire des lieux, des visages, objets et ombres passantes…

Le dehors intime de Claude Albarède

Le dehors intime de Claude Albarède


avec des peintures originales de Marie Alloy

      Format 14×19,5cm – 128 pages Prix 16€ – ISBN 978-2918220-43-5  Pour commander : chez votre libraire ou contact@lherbequitremble.fr  

Claude Albarède présente ainsi son recueil :

« Marcher à mots comptés au plus près de la terre et du pays profond. Trouver, sans trop souiller, quelques traces de l’homme, quelque empreinte du temps. Et humblement, au plus intime, offrir l’espace, nicher l’écho.  Pour mémoire inventive assembler les contraires, nouer les confluences, et, toujours ce chemin, entre source et chaos, que le poème trace à celui qui accorde.

Fendons l’écorce

pour faire entendre

la sève aphone

Forçons la pierre

pour exprimer

l’eau de la source

Accordons-nous ! »

à travers les branches nues, Tarjei Vesaas

Novembre – décembre 2016

« A travers les branches nues »

Un nouveau livre d’artiste de Marie Alloy, sur un poème de Tarjei Vesaas, extrait de Lisières du givre, réalisé à 15 exemplaires, tous manuscrits par Marie Alloy, chaque exemple étant différent dans son interprétation graphique et calligraphique. Ces livres sont accompagnés de six gravures originales de Marie Alloy, eaux fortes, burin et aquatinte plus une en couverture avec passage sur le dos et le recto du livre. Couverture typographiée (atelier Vincent Auger, Paris). L’ensemble est réalisé sur BFK de rives pour la couverture et papier Hanemülhe pour toutes les pages intérieures.

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Format vertical. Hauteur :  32.5 cm     Largeur : 26 cm

dsc01746-copie frontispice sur quelques exemplaires

 

La poésie d’Isabelle Lévesque, « un chant d’écorce »

« Rien.

Plus ou moins.

… le poème ?

Disgrâce et syntaxe. Éclate !  »

                                              p 93 de Nous le temps l’oubli

Isabelle Lévesque, poète-sculpteur, par des jours incertains

Elle travaille la langue en la rongeant, la coupant, la limant, comme un sculpteur de mots, de pierre, de calcaire, de fleurs, de blés, d’azur. Et ce sculpteur caresse aussi, polit, aère, perfore, sépare, unit, colle, dissout, reforme, unifie, crée, recrée, amplifie, déploie, brûle, cherche l’essentiel – qui déroute un peu mais sans jamais égarer. (Et fait silence sur ce qui blesse). Le temps de ce travail de haute précision vient du cœur et c’est à nous, lecteur emporté dans ces lignes, d’en ressentir l’orientation, de lui donner un sens, un lieu, une voix et de comprendre le secret qui agence ces maux et ces lignes de force.

Tout semble d’abord fractionné mais relié tout autant; la source est souterraine, qui unifie. Les mots sont des fruits, des portes, des passerelles, des lumières. Celles qui ouvrent le sens sont parfois des figures d’oxymore où les saisons de la nature s’immiscent avec leurs charmes et fragilités. Tous les éléments sont réunis dans un beau désordre sans finalement rien trancher, ni retrancher, vacillant parfois sur un seuil, un rebord, une falaise de blancheur.

Le deuil et l’amour deviennent des forces quand les racines ne sont jamais coupées. Sous l’obscurité, on sent un cœur qui bat d’émotions trop pressantes, qu’il s’agit pourtant d’endiguer pour qu’elles vivent ou revivent à l’air libre, laissant la fleur qui frissonne à son intensité (celle du coquelicot, au cœur si puissant). Rien ni personne n’est abandonné… La mort vivante. Ainsi le poème devient langue en essor, envol, dialogue où chacun est interpellé, remué dans la structure même de sa pensée pour que les émotions la sculptent à leur tour et la rendent plus sensible au mystère même de vivre, comme à ses couleurs… Le poème creuse notre sensibilité, tente le défi, sans en avoir l’air, d’étourdir le langage pour approcher plus intimement notre « vérité » – car la vérité du poète se donne en partage. Sous des airs de cacher, Isabelle Lévesque se livre, désarmée.

Marie Alloy, en ce matin du 6 décembre 2016

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et quelques photos pour Isabelle Lévesque:

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Cécile A. HOLDBAN « Poèmes d’après », Arfuyen

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Cécile A. HOLDBAN : « Poèmes d’après » suivi de La route de sel

« Tout arrive pour la première fois, mais de manière éternelle / Celui qui lit ces mots les invente. » Jorge Luis Borges, « La chance », Gallimard 1988

      « Ce n’est pas courant qu’un auteur rédige lui-même la postface de son livre. C’est pourtant le cas avec Cécile A.Holdban et on lui sait gré de l’avoir fait pour expliciter la démarche qui est la sienne dans ces Poèmes d’après. Car elle nous dit avec justesse – et modestie – que « la voix qui s’exprime » n’est pas « uniquement » sa voix, « mais plutôt le son, aussi ténu qu’un fil, émergeant d’un chant collectif provenant des origines, dont le rythme, la tonalité, la couleur lui sont pourtant propres, mais se mêlent à un chœur de poètes dont la parole m’est parvenue mieux que celle des autres ».

On comprend mieux, ainsi, qu’elle ait incorporé dans son livre des poèmes de certains de ses auteurs fétiches : le Hongrois Sandor Weöres, Edith Södergan, Janet Frame, Anna Akhmatova… Sans parler de la dédicace de quelques poèmes à des auteurs comme Philippe Jaccottet, Lorand Gaspar… »  Pierre Tanguy         suite à lire dans Recours au poème

*

« Des poèmes fragiles, en écho à d’autres voix amies, qui nous caressent ou nous brûlent, nous éblouissent ou nous troublent comme les saisons du cœur et du monde. Le lecteur ne peut quitter ce livre, il nous emporte, nous accueille, nous éveille, nous décoche ses flèches de questions comme en l’enfant qui n’a de cesse de découvrir le monde, de l’aimer dans son enchantement et de s’inquiéter de tant d’aubes froides après des nuits opaques où la mort écorche les certitudes. Trouver asile dans le silence, un arbre, ou le chant délicat et coloré des herbes et des fleurs, le frémissement des ailes d’un papillon dans la lumière. Beauté, désir, amour, luttant contre l’éphémère tout en le célébrant jusqu’à la pointe de l’âme. »

Marie Alloy, ce 5 décembre 2016, pour Cécile A. Holdban

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Quelques photos de Marie Alloy pour Cécile A. Holban, et pour la fluidité qui l’accompagne.

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