CIELS RETROUVES, Journal de saisons, de Gérard Bocholier (2026)

16,00 

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Ciels retrouvés Journal de saisons

Gérard Bocholier

Collection Cahiers du Silence

Nombre de pages : 118 pages

Format : 13 x 20 cm  Poids : 137 g – Dos : 8 mm

En couverture :La rive bleue, huile sur toile de Marie Alloy.

Imprimé par Présence Graphique, à 37260 Monts

Date mise en vente : 16 février 2026

ISBN : 978-2-492888-13-7Prix public : 16 €

 

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Présentation par l’auteur Gérard Bocholier :

« Ecrire son journal, c’est mener un exercice exigeant de libération et d’élargissement, une ouverture  à soi et au monde, un approfondissement du mystère de l’être.  Il y a des surprises que des instants suscitent chaque jour, des rencontres qui se révèlent de purs moments d’émotion. Et, avec elles, dans une autre durée, retrouvés au gré des sensations, des souvenirs, des reflets d’enfance, profondément inscrits dans l’humus intérieur. Tout cela vient laisser des traces, souvent aphoristiques, dans un journal des saisons, comme de fines touches dans des ciels de peinture. Ces traces d’écriture se fondent dans les lumières, les atmosphères, en accord avec les baromètres de l’âme. Elles rejoignent souvent des phrases de poètes et d’écrivains, aimés et amis. Des musiques les portent, comme en un fleuve continu, des musiques et des silences, sans lesquels le diariste ne pourrait pas avancer dans cet autoportrait patiemment retouché, sans fin recommencé. Mieux se connaître ainsi, ne serait-ce pas aussi mieux connaître l’autre, et mieux l’aimer ? » G.B.

NOTES DE LECTURES et ARTICLES

de Patrick Corneau        

de Pascal Boulanger sur Sitaudis

Présentation générale : Ce livre de Gérard Bocholier est constitué d’extraits choisis dans son journal de 2023. Il vient à la suite d’un 1er journal édité aux éditions Le Silence qui roule : Une brûlante usure (journal 2016-2017). Quatre saisons rythment ce recueil en commençant par l’automne. Le dernier chapitre est écrit « Hors saison ». Ce sont des méditations où « la fraternité spirituelle » renforce le quotidien, avec des extraits d’auteurs poètes comme Anne Perrier, Reverdy, Roud, Joubert, Simone Weil, Munier, Julien Green, Pierre-Albert Jourdan et bien d’autres. Mais ces citations, sortes de pierres de touche essentielles pour la pensée et la prière, trouvent leur sol et leur aliment dans les paysages de la terre natale de Gérard Bocholier où les vignes, les pommiers, les fleurs, la musique des saisons sont « retrouvés » par l’auteur avec une délicate sensualité. La pensée sensible ne peut vivre qu’incarnée, ici dans les lieux aimés et au feu brûlant des souvenirs.

Extrait de la 4ème de couverture :

« Sois sage, ô ma douleur… », murmure le poète.

La vie souvent s’impatiente, se dissipe comme un écolier distrait.

On apprend, avec l’âge, à la calmer, sans pour autant faire disparaître l’étrange douleur de vivre.

Cette douleur parfois confondue avec la brume du matin, qui s’agrippe aux haies et s’écharne peu à peu… Ou avec une odeur de fumée âcre, lorsque la nuit vient, arrêtée sous un porche. Au moment où l’angoisse du coucher va surgir pour l’enfant.

Autre passage du livre, chapitre « Hors saison » :

On aimerait dire adieu à tant de paysages qu’on s’était promis de revoir et qui se sont éloignés dans les brumes du temps, sans faire un dernier signe.

Le moindre reflet d’or semble faire trembler sur la vigne une main de lumière.

Jadis, le mourant réunissait sa parentèle pour lui adresser sa confession, ses recommandations. Les livres de mémoires, les journaux intimes n’ont pu remplacer cela.

Dans le dernier volume, posthume, du journal de Julien Green, une phrase que j’aurais pu écrire : « Au fond de tout cela reste une enfance dont le bonheur ne peut s’oublier. »

La mort, dit Teilhard de Chardin, est « chargée de pratiquer, jusqu’au fond de nous-mêmes, l’ouverture désirée. » Une levée d’écrou pour un prisonnier « à vie ».

Le mot « merci » suffirait, mais beaucoup ne savent pas à qui l’adresser.

On retarde toujours le moment, de parler, d’écrire, et de vraiment vivre.

On est impitoyable quand il s’agit de se pardonner à soi-même. Ainsi d’avoir perdu pour toujours son enfant qui ne veut plus vous parler, son premier amant qui s’est tué, cet autre qui est parti sans se retourner…

Comme tout est simple ! Mais cette simplicité reste inlassablement à découvrir et à transcrire. »

© Gérard Bocholier

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