FILLE DU CHEMIN de Jean Pierre Vidal

12,00 

Nombre de pages : 98 pages
Format : 11 x 16 cm Poids : 80 g – Dos : 7mm
Photo de couverture : Montagnes, encre de Marie Alloy, 2023.
Tirage : 200 exemplaires
Impression numérique, broché, dos carré collé
Imprimé en décembre 2023
par Présence Graphique, 2 rue de la Pinsonnière, 37260 Monts
Dépôt légal : janvier 2024
Date mise en vente : 12 janvier 2024 – ISBN : 9782492888069 – Prix public : 12 €

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Présentation :
Dans la perpétuelle exploration des possibles du rapport humain
authentique, voici quelques récits véridiques, mêlant le rêve exact
et l’expérience vécue, sans nulle confidence autobiographique, trop
souvent glorification ingénue de l’ego.
En effet, il s’agit ici d’apercevoir et de décrire le lieu de l’approche
des planètes humaines se refusant au désir comme au sentiment, au
sexe comme à l’amour. Sans cruauté ni bienveillance doucereuse,
mais non sans compassion, non sans respect.
Que ce soit dans un vœu de sainteté, ou plus prosaïquement dans une pratique résolue de la marche
en montagne, on distingue un chemin d’indifférence généreuse, de dons sans mémoire.

4ème de couverture :

Se repaître du monde, nous n’avons rien d’autre à faire, dans la veille et dans le sommeil, et
puissions-nous le faire dans la bienheureuse proximité d’un autre mortel plutôt que dans
l’isolement amer ou dans les diverses manducations appelées par les hommes amours, noces,
sentiments humains.
JP.V.

Extrait

Extrait-Fille-du-chemin (PDF)

Je marchais longuement aux côtés d’une jeune femme japonaise rencontrée sur un chemin d’Auvergne. Le mot « rencontrer » n’est pas vraiment adéquat, en ce qu’il implique de choc initial, de désir de conquête, de découverte réciproque. Ces phases successives de la rencontre humaine nous furent très mystérieusement épargnées.

Nous nous sommes trouvés simplement à un moment l’un devant l’autre sur le chemin, et nous avons longtemps cheminé ainsi sans nous parler, comme si notre fatigue nous dispen- sait de tout devoir humain. À vrai dire, nous n’avons ni l’un ni l’autre trouvé grand intérêt à ce compagnon que le destin nous donnait pour un temps, n’ayant probablement besoin ni elle ni moi d’un partenaire, et aimant chacun notre solitude dans la marche. Et puis, il faut bien le dire, l’apparition de l’une ou l’autre de nos réalités physiques modestes dans le paysage de cette journée ne pouvait probablement constituer un événe- ment pour personne.

À un passage difficile, je l’ai aidée, d’un geste instinctif, à monter des rochers, puis plus loin c’est elle qui m’a aidé. Quand cela fut possible, nous avons marché alors l’un à côté de l’autre, mais sans échanger de vraies paroles, et sans surtout être tenté le moins du monde de nous li- vrer à la cérémonie des « présentations » réciproques. Nous marchions tout simplement depuis trop long- temps dans une sorte d’euphorie de la marche, sans pensée.

Recensions

de Pierre Kobel, La Pierre et le sel

de Patrick Corneau, Le lorgnon mélancolique

de Marc Wetzel, La Cause littéraire

de France Burghelle Rey, Recours au poème

de Didier Ayres, La cause littéraire

d’Alain Roussel, En attendant Nadeau

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